La Déesse du BMX ! Part 1 (Fr/Esp)

19/11/2016  Par Fabmx1 
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Vous voulez découvrir tous les secrets de Mariana PAJON ? Quelle est sa véritable  personnalité au quotidien, connaître les clés de sa réussite, quel est son avenir et même combien lui rapporte le BMX ? Nous avons eu l’immense chance de passer deux jours avec Mariana et son compagnon et futur mari, le champion de France 2014 Vincent PELLUARD. Récit comme si vous y étiez , d’un moment exceptionnel en Espagne à Saragosse, où la star de tout un pays, relativement anonyme en Europe, s’est confiée comme elle ne l’avait jamais fait pour un média… Un moment d’exception pour Fabmx1 et un sujet en deux parties qui risque de faire couler beaucoup d’encre… Quand la déesse du BMX se livre au commun des mortels !

(Versión española)

¿Queréis descubrir todos los secretos de Mariana PAJÓN? ¿Cuál es su verdadera personalidad, cuánto gana con el BMX, pasando por las claves de su éxito, de su buen humor, y su alegría de vivir? Hemos tenido la inmensa suerte de pasar dos días con ella y su compañero y futuro marido Vincent Pelluard, el campeón de Francia 2013. Esta es la historia de un momento inolvidable en Zaragoza, en el que la estrella de todo un país, aunque relativamente desconocida en Europa, se confesó como nunca antes lo había hecho ante un medio de prensa… Cuando la diosa del BMX se confiesa al común de los mortales…

(Photos et texte: F.Rolland /traduction en Espagnol, Benjamin Tellene et Estelle Pursals)

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La plupart du temps un champion cultive une image publique que lui imposent les règles de son statut… Adulé de tous, il est fréquent que ce ou cette champion(ne) n’ait plus les pieds sur terre et comme on dit « chope la grosse tête » ou « pète un peu les plombs »… Chez Mariana, rien de tout ça et dans les rues de la belle ville de Saragosse en Espagne, lieu de la finale Liga LBR qui nous a réunis début novembre, en tenant la main de Vincent son fiancé, elle paraît être une jeune femme de 24 ans comme les autres… Dans son slim Lévis, à l’aise dans ses baskets, bien dans sa peau et dans son corps, Mariana se fond dans la masse et seul l’expert en sports extrêmes remarquera le sweat ou le bonnet « Red Bull », signe d’une marque qui n’équipe que les grands sportifs qui en ont… (des ailes).

L’amour et la fusion sont bien visibles entre eux

Curieuse avec toujours le sourire aux lèvres, Mariana semble très épanouie et respire la joie de vivre… Accompagnée de son amoureux, le couple marche dans la rue et flotte dans un bonheur palpable. L’amour et la fusion sont bien visibles entre eux et les petits moments de câlins, infimes soient-ils, ne trompent pas sur l’intense relation qu’il y a entre ce Tourangeau et cette Colombienne unis grâce au BMX… Mariana paraît être une fille facile à vivre et son sourire omniprésent n’est pas qu’un faire-valoir, elle ne triche pas, c’est une personne qui aime bien rigoler et qui prend la vie avec une légèreté et une joie de vivre communicative…

En general los campeones entretienen tienen de sí mismos una la imagen que les impone las reglas de su estatuto. Idolatrado por todos, es frecuente que un campeón pierda la cabeza, esté muy creído o que “se le vaya un poco la olla”. Con Mariana, nada de esto. Caminando de la mano de Vincent por las calles de la bonita ciudad de Zaragoza, sede de la final de la liga LBR, Mariana parece ser una chica de 25 años como cualquier otra…Con su Levi’s slim y sus zapatillas, a gusto consigo misma y con la vida, Mariana es una más entre la gente y  sólo el amante de los deportes extremos se fijará en su jersey o en su gorro de la marca “Red Bull”, la señal de una marca que solo equipa a los grandes deportistas “con alas”.

Se nota el amor y la fusión entre ellos

 Curiosa, siempre sonriente, Mariana resplandece felicidad y alegría de vivir. Caminando en la calle, la pareja que forma con Vincent parece bañar en una inmensa felicidad. Se nota el amor y la fusión entre ellos, y las señales de ternura, por pequeñas que sean, demuestran la intensa relación entre este chico de Tours, en Francia, y esta Colombiana unidos gracias al BMX…Mariana  parece ser una persona sencilla y su sonrisa es el reflejo de su alma, no miente, no engaña. Le gusta reírse, pasárselo bien y se toma la vida con una ligereza y una alegría de vivir comunicativas… Estoy caminando a su lado, me gusta bromear y me meto con ella. Mariana se ríe con mi broma como si fuera una amiga de toda la vida, sencilla. ¡Ella es así, siempre de buen humor y le encanta reírse!

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Je marche à côté d’elle, puis aimant l’humour, je lance une petite vanne assez insignifiante, Mariana se marre comme une bonne copine… Elle est comme ça, elle aime les éclats de rire ! « Avec Vincent on rigole très souvent et parfois on se regarde et on se dit qu’on est des vrais gosses… ». Elle te sort ça comme ça, et peu à peu tu en oublies presque que tu as à côté de toi une jeune femme qui est deux fois championne Olympique…

«Con Vincent a menudo nos reímos de muchas cosas y a veces nos miramos y pensamos que somos todavía niños pequeños…» te cuenta con tal naturalidad que poco a poco vas olvidando que tienes a tu lado a una señorita que ya ha sido doble campeona olímpica…

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Tranquillement, nous marchons en direction de la somptueuse et gigantesque basilique de Saragosse. Le temps est pluvieux, Mariana n’a qu’une petite veste sur les épaules et les bras de Vincent qui tente de la réchauffer n’y font rien… Elle claque des dents et à froid. En bon gentleman, je lui passe mon blouson (Vincent aurait fait de même mais il n’en a pas !), beaucoup trop grand pour elle, mais elle s’en contrefiche. Pas chochotte la bonne copine, elle s’engouffre dans le blouson sans demander son reste et en me remerciant pour mon geste…

Tranquilamente, nos encaminamos hacia la majestuosa y gigantesca Catedral de Zaragoza. El tiempo es gris, lluvioso. Mariana apenas va abrigada con una chaquetita y los brazos de Vincent intentan calentarla, en vano. Pero la pobre no deja de tiritar y pasa frio. Yo, galán, le propongo mi abrigo (Vincent hubiera hecho lo mismo pero él tampoco ha cogido abrigo), que le queda muy grande pero no parece importarle. Ella no es de “parecer”, se pone mi abrigo, tan contenta, y me agradece la atención.

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On rentre dans la magnifique basilique, et je lui demande si elle est croyante, car je sais qu’en Amérique du Sud la religion est omniprésente. « Non, je ne vais jamais à l’église… ». Avec un signe de la main d’un air de dire « …Je m’en balance… ». On lui demande même si elle croit en Dieu. « Oui j’y crois, mais je n’en fais pas une priorité… ».

 Fermez vos gueules, c’est un lieu sacré ici !!

On est dans la basilique qui nous fracture les rétines tellement c’est beau… Mariana regarde les moindres détails avec curiosité, elle adore. En marchant au milieu des passants, on parle entre-nous en chuchotant, puis soudain, une Française vient littéralement nous agresser … « !!! Fermez vos gueules, c’est un lieu sacré ici!!! ». Manque de pot, elle s’en prend directement à Mariana, qui d’un seul coup change littéralement d’expression… Son sourire quasi permanent au naturel, s’estompe et son visage se ferme en levant les mains. Elle dit qu’elle ne comprend rien et que cette bonne (plutôt mauvaise… ) femme doit vite dégager d’un signe de la main… Avec son visage angélique, Mariana n’est pourtant pas du style à se laisser marcher sur les pieds (qui sont pourtant petits, elle fait du 36 !) et montre d’un coup, comme une férocité animale et instinctive face à une agression ou à un danger… La championne sort les crocs et enfile son masque de combattante quand la guerre est déclarée… C’est certain, au milieu de la piste, lors d’une coupe du monde, aux Worlds ou aux JO, comme avec cette Française arrogante et de type « connasse », malgré son petit gabarit, Mariana n’est pas du style à se laisser faire ou à se faire dominer…

Entramos en la magnífica Catedral, le preguntamos si es practicante, porque sabemos que en América Latina la religión es omnipresente. “No, yo nunca voy a la iglesia…” contesta con un gesto de la mano como para decir “Esto no me importa…”. Llegamos a preguntarle si cree en Dios. “Sí creo en él, pero no es una prioridad para mí…”.

Cerrar el pico, que estamos en un lugar sagrado!!

Estamos andando por la Catedral, en admiración ante la belleza de tal edificio. Mariana se fija en todos los detalles, la visita parece encantarle. Mientras vamos avanzando por el edificio, hablamos entre nosotros en voz baja, hasta que una mujer, francesa, al pasar a su lado, se echa encima de nosotros diciéndonos en francés que tenemos que “cerrar el pico, que estamos en un lugar sagrado!!” Mala suerte para ella, descarga todo su furor contra Mariana, quien de repente cambia la cara y su sonrisa casi permanente deja enseguida paso a un rostro cerrado y serio. Levanta las manos, y con un gesto enfadado le contesta a la mujer que nos deje en paz. Vamos, que Mariana no se deja intimidar y se transforma para defenderse frente a una agresión o al peligro. La campeona saca sus garras y su cara de luchadora cuando le declaran la guerra. Está claro que tanto en la pista en una copa del mundo, una final mundial o los Juegos Olímpicos, como con esta señora arrogante y agresiva, Mariana sabe hacerse valer…

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On sort de la basilique un peu tous contrariés et un poil énervés, mais curieusement, pas Mariana qui de suite reprend son visage d’ange… Elle n’a pas été affectée par cet incident et plus tard on comprendra qu’elle vit « l’instant », ne rumine jamais le passé (d’où sa grande force…) et regarde toujours devant en positivant. Ça me rappelle que je l’ai vu souriante le lendemain de sa chute cette année à Papendal (SX RD3) où elle se blesse à l’épaule, quelques mois avant les JO. Je comprends mieux maintenant son état d’esprit qui m’avait beaucoup frappé à l’époque…

Salimos de la Catedral, algo alterados y molestos por el incidente que acaba de ocurrir, todos menos Mariana, de nuevo sonriente y mostrando su tranquilidad absoluta…Este incidente no la ha afectado lo más minimo y más tarde entenderemos que ella vive « el presente » y no piensa en el pasado (de ahí su fuerza), mira siempre delante y de forma positiva.  Esto me recuerda que al día siguiente de su caída este año en Papendal donde se dañó el hombro, meses antes los JJOO, la vi sonriente.  Ahora entiendo mejor su forma de ver las cosas…

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UCI WORLD SX CUP RD 3 PAPENDAL, l’épaule en vrac le lendemain de son crash et quelques mois avant les JO, elle plaisante au bas de la butte en regardant les copines rouler sans elle. Imaginez la force de caractère pour oublier la frustration de ne pas rouler et surtout, se dire que la préparation des JO est bien perturbée. Cette photo assez insignifiante, montre pourtant la marque d’une grande championne…

Il est 19 h, il fait un peu froid ce soir en Espagne, nous décidons d’aller nous réchauffer dans un PUB Irlandais. Elle ne boit pas de bière, ni d’alcool, nous si… On discute avec Vincent, Axel Surrugue avec qui je suis venu, Benjamin Tellene notre sympathique guide et accompagnateur (qui a fait venir Mariana et Vincent pour des stages et la course de Saragosse), de tout et de rien en Français. Mariana qui ne parle pas bien la langue de Molières, écoute et essaye de comprendre tant bien que mal… Elle ne s’impose pas et se montre toujours très discrète, même si la situation peut être ennuyante lorsqu’on n’est pas trop en phase avec les gens à cause de la langue.

Son las 19h, hace un poco de frío esta noche en España, decidimos ir a calentarnos un poco y Vamos a tomar algo en un PUB irlandés. Mariana no toma alcohol, nosotros sí… estamos hablando con Vincent, Axel Surrugue y Benjamin Tellene nuestro guía y acompañante (él es quien ha traído a la carrera a Mariana y Vincent), hablamos en francés. Mariana no lo habla bien todavía pero sí escucha con atención. No se impone y siempre se muestra muy discreta. 

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Et je me rends vite compte que l’on parle uniquement en Français et entre-nous, je décide donc d’entamer la conversation avec elle, qui joue avec son portable Samsung déjà cassé (elle a fait tomber un verre sur l’écran !). Elle est à la cool à côté de moi, j’ai envie de rentrer dans le vif du sujet… Je veux savoir un truc, pourquoi est-elle aussi sereine et souriante en haut de la butte à 8 juste avant une grande finale alors que la pression est à son maximum ? Notamment aux JO devant les caméras et des millions de téléspectateurs… « Je suis toujours souriante car lorsque je suis en finale et juste avant de prendre le départ c’est pour moi le meilleur moment de la journée ! Je savoure absolument « l’instant », j’adore énormément cette adrénaline que certains appellent « pression ». Moi c’est vraiment ce que j’aime dans la compétition, et je préfère même ce moment-là, à celui où je passe la ligne d’arrivée… ».

Me doy cuenta de que estamos hablando en francés, “dejándola de lado”, y decido entablar una conversación con ella. Tantas preguntas que hacerle, una de ellas: ¿cómo consigue estar tan tranquila y sonriente en la valla (en Colombia el “partidor”) de salida de 8m, incluso en una final de Juegos Olímpicos? Siempre sonrío porque en la final, este momento justo antes de la salida es para mí el mejor momento de la carrera. Disfruto de verdad este instante, me encanta esta adrenalina que algunos llaman la presión, incluso disfruto más este momento que cuando he pasado la línea de meta”.

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Là, ça fait « TILT » dans ma tête et d’un coup d’un seul, je comprends mieux pourquoi Mariana est une athlète à part…

Là, ça fait « TILT » dans ma tête et d’un coup d’un seul, je comprends mieux pourquoi Mariana est une athlète à part… Comme un Usain BOLT, elle ne semble pas « subir » cette pression qui vous ronge de l’intérieur et qui au final vous plombe vos capacités. Au lieu d’aborder cet état comme un truc néfaste qui peut compromettre une performance, justement elle s’en sert pour « booster au max » sa course, vous voyez le deal ? Du négatif, elle en fait du positif ! On a beau se dire « moi je tiens la pression » et essayer la plupart du temps au fond de soi de s’en persuader, mais souvent on se ment à soi-même et inéluctablement, fatalement même, c’est le corps qui prend le contrôle des opérations, se manifestant la plupart du temps par des symptômes physiques, comme une soudaine envie de pisser où la fameuse « boule au ventre », sans oublier les tremblements…

Al oír esto, algo pasa en mi cabeza y de repente entiendo mejor por qué Mariana es una atleta de excepción.

Al oír esto, algo pasa en mi cabeza y de repente entiendo mejor por qué Mariana es una atleta de excepción.  Un Usain Bolt, ella no sufre la presión que come a uno por dentro y al final limita sus capacidades. En vez de tomar este estado como algo nefasto para el rendimiento, lo utiliza justamente para estar al máximo durante la carrera, ¿lo captas? Aunque te digas “yo aguanto la presión” e ir siempre intentando persuadirse de ello, fatalmente, es el cuerpo que controla las operaciones manifestándose la mayoría de veces con síntomas físicos como unas ganas urgentes de ir a hacer pipi o las famosas “mariposas en el estómago”, sin olvidarse el “tembleque”

Bref, on a beau lutter, on n’y peut rien et cette pression handicapante, fait parfois la grosse différence entre les moyens, les bons, les champions et les grands champions… En résumé c’est ce foutu mental qui dicte sa loi et qui l’emporte toujours ! Justement, en plus de ses facultés naturelles, Mariana travaille particulièrement son mental avec un préparateur qu’elle consulte fréquemment et même en déplacement via Skype. Mais attention, pour arriver à un tel niveau de confiance, il faut pendant des années à l’entraînement ou lors des courses, en avoir donné des coups de pédales, avoir soulevé des poids et travaillé son explosivité, plus avoir géré les fractures…

Ses nombreuses cicatrices sur son corps le prouvent. Elle nous montre sur son smartphone les photos de son poignet littéralement explosé il y a quelques années et réparé avec pleins de vis, d’ailleurs elle me dit de toucher son bras et effectivement, je sens avec mon doigt la tête d’une vis façon « charpentier  de Colombie» qui est assez saillante ! Elle se marre… Pour en revenir à son grand niveau de confiance et son talent, c’est un peu un signe distinctif de famille car son grand-père était un as de Ball-trap, son père un champion de Rallye automobile ainsi que son frère (qui est maintenant son agent). La culture de la gagne, du succès c‘est absolument normal chez les Pajon, la preuve récemment sa cousine en Colombie a remporté un Grammy Awards en musique… On imagine les repas de famille où les deux titres Olympiques de Mariana paraissent presque insignifiants…

 En fin, aunque quieras luchar contra esta presión no es posible y es esta, a veces,  la gran diferencia entre los buenos, los campeones y los súper campeones. Mariana también trabaja con un preparador mental a quien recurre con frecuencia, incluso suelen conversar por Skype. Pero ojo, alcanzar tal nivel de confianza en uno mismo requiere años y años de competiciones, de entrenamiento en el circuito, en el gimnasio, trabajo de explosividad e incluso de saber gestionar los periodos de lesiones. Nos lo demuestran las cicatrices que tiene por su cuerpo. Nos enseña en su Smartphone las fotos de su muñeca, totalmente destruida hace unos años, operada y “reconstruida” con una artillería de tornillos. De hecho me dice que toque su muñeca, y ¡efectivamente se siente muy bien la cabeza de un tornillo justo debajo de la piel fina!

Para volver a su gran nivel de confianza en sí misma y su talento innato, es una historia de familia, pues su abuelo fue campeón de tiro al plato (ball trap), su madre campeona de equitación, su padre campeón de rallye, al igual que su hermano mayor que también alcanzó un alto nivel en BMX antes de pasarse al go kart y de ser ahora su manager. La cultura de la victoria, la llevan todos en la familia y el éxito es algo común entre los Pajón. Hasta tal punto de que Mariana tiene una prima cantante que también ha ganado un Grammy Awards latino en Colombia. Te imaginas las comidas familiares en casa de los Pajón, en las que las dos medallas Olímpicas de Mariana deben de ser algo casi normal…

Elle n’est pas née « championne », elle a bossé dur…

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Cependant le succès se cultive et n’est pas inné , il est primordial de savoir une chose au sujet de Mariana. Elle n’est pas née « championne », elle a bossé dur… Au plus jeune âge, elle était réveillée à 4 heures du matin par son père pour aller courir et s’entraîner, juste avant d’aller à l’école… C’était son contrat entre elle et son papa pour la réussite. Elle en voulait et dès son enfance, elle savait déjà qu’elle serait championne du monde, il n’y avait pas d’équivoque, c’était son but ; et avec son père elle a tout mis en œuvre pour y arriver, la suite on la connaît… « Toute petite; il n’y avait pas de doutes en moi, je savais que j’allais être championne du monde… » Rigueur et travail de fond, pour des années plus tard, arriver avec une totale confiance et une connaissance absolue de ce que l’on est et où on en est dans sa tête et surtout dans son corps… « Aux JO de RIO, j’ai travaillé très dur et sans relâche les mois avants (avec en plus une épaule abimée). 5 heures par jour et tous les jours, avec mes préparateurs. J’étais au pic de ma forme que ce soit en sprint, en squat ou en plio, j’étais au max de mes capacités. Pendant ces moments intenses de la vie où l’entraînement prend le pas sur tout ce qui existe, on est poussé à l’extrême, tous les jours l’entraîneur et le médecin mesurent 5 fois le taux de glycémie et le taux de lactique dans le sang, si les résultats traduisent qu’il reste encore un peu de marge, même si ma tête dit « stop !» car je me sens mal, je n’en peux plus, on me pousse quand même encore plus…

Sin embargo el éxito no es innato y tampoco se debe al azar ; hay que saber algo… Desde una edad muy temprana, Mariana se ha levantado todos los días a las 4h de la mañana para entrenar antes de ir al cole, y entrenaba también por las tardes. Rigor absoluto y trabajo para, años más tarde, tener total confianza y un conocimiento absoluto de lo que es uno, de cómo está en su cabeza y sobre todo en su cuerpo. “En los Juegos de Rio, he trabajado muy duro los meses anteriores a la competición, hasta 5 horas al día y todos los días, con mis preparadores. Estaba en mi tope de forma, ya sea en sprints, en sentadillas o en, estaba al máximo. En estos momentos, empujas tu cuerpo al límite; en todos los entrenamientos te cogen hasta 5 veces el nivel de glicemia y el nivel de láctico. Y si te queda todo algo en el cuerpo pero ya no puedes más, pues tienes que seguir entrenando.

Mariana est une Formule 1 avec de l’électronique embarqué dernier cris….

Jusqu’à la limite que mon métabolisme puisse encaisser. J’en vomis même parfois… ». Pas besoin d’en rajouter… Mariana est une Formule 1 avec de l’électronique embarqué dernier cris…. Même son vélo GW sur mesure est optimisé avec toute la visserie et les rayons en titane, il affiche 6.8 kilos sur la balance ! Et encore… Le vélo qu’elle a utilisé à RIO était plus lourd que celui des JO de Londres 2012, qui affichait un incroyable 6.4 kilos ! «  Mon BMX était tellement optimisé « light » que GW m’avait réalisé un cadre spécial qu’ils m’avaient fortement déconseillé d’utiliser plus de 3 jours… Juste pour les 3 jours de courses des JO…». Malgré sa déconcertante « cool attitude », Mariana ne néglige absolument aucuns détails. Et lorsqu’elle se fixe un objectif, elle met toutes les chances de son côté. En additionnant tous les facteurs qui forment et qui forgent une victoire, un à un comme un puzzle, après des mois de labeurs et sans rien négliger, elle arrive en haut de la butte pour les grandes finales (Coupes du monde, Worlds/JO) avec une totale confiance et une décontraction juste incroyable, elle a le sourire, se permet même de faire un coucou à la caméra lors de la présentation. Comme évoqué juste avant, là où ses adversaires doutent et ont l’estomac noué, Mariana elle, savoure le moment. Un jour lors d’une interview l’hiver dernier, elle m’avait dit qu’elle ne craignait personne et que lors de la finale aux JO de RIO, il n’y aurait que des « Mariana ». Tout s’éclaire maintenant pour moi…

He llegado a vomitar…” no hace falta añadir nada más, Mariana es una fórmula 1 con la electrónica de a  bordo de última generación… Hasta su bicicleta GW hecha a su medida está optimizada con tornillería y también radios de titanio. ¡Su peso en la báscula no pasa de los 6,8 kilos! Y eso que la bici que utilizó en los Juegos Olímpicos de Rio pesaba algo más  que su bici de los Juegos de Londres, la cual ya tenía un peso increíble de 6,4 kilos. “Esta bici estaba tan optimizada en ligereza y grosor de tubos del cuadro que en GW me recomendaron no montar con esta bici más de 3 días… justo lo que duraron los Juegos de Londres…” A pesar de su actitud sorprendentemente relajada, Mariana no deja nada al azar. Y cuando se fija un objetivo, ella pone “toda la carne en el asador” para alcanzarlo. Sumando uno por uno todos los factores que construyen una victoria, tras meses de intenso labor, se coloca en la valla de salida de las grandes finales (Mundiales o Juegos Olímpicos) con una total confianza en sí y una relajación absolutamente increíble, sonriendo y saludando  a la cámara en la presentación de las finalistas. Mientras que sus adversarias dudan, presas del estrés y de la presión, Mariana saborea el instante. En una entrevista que le hice otro día, ella me había dicho que no temía a nadie ya que en una final estaban ella y otras 7 “Mariana”. Todo se hace más claro para mí…

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Cependant elle a quand même un truc où elle n’est pas si irréprochable…

Sin embargo, hay un aspecto en el que no es tan irreprochable….

***LA SUITE DE CE REPORTAGE SUR MARIANA PAJON/ MARDI 22 NOVEMBRE/ AVEC DES REVELATIONS FRACASSANTES….***

 

 

 









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4 Commentaires

Splendide !! Bravo !!


Superbe article , hâte de lire la suite vivement mardi


Merci Fabien, je vais devoir dormir avec ça tout le week end.


très bon reportage hâte de lire la suite .merci pour tout ce que tu fais c est cool pour le bmx



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