10 trucs pour séduire un nouveau sponsor !

13/11/2017  Par Fabmx1 
0


L’argent, c’est le nerf de la guerre, sans lui pas de déplacements dans toute la France, pas de races à l’étranger, pas de nouveau matos… Quand on n’en a pas trop, il existe des solutions pour en avoir un peu ! Alors, est-ce mission impossible en BMX que d’aller trouver de l’argent ou du nouveau matos par le biais d’un nouveau sponsor ? Oui c’est possible ! Même si dans notre sport et comparé à d’autres, on a constaté un gros manque de formation à ce niveau…

Pour vous aider, voici 10 trucs afin de  mieux vous « vendre » auprès d’un sponsor et le séduire pour qu’il ait envie de vous aider et lâcher quelques euros en pièces, équipements ou un chèque… Et comme on dit « Qui ne tente rien, n’a rien ! »

1 / Faire des résultats !

C’est la base ! Si vous voulez intéresser une marque, un bon club, un team ou une DN, il faut être devant. Un bon pilote, même s’il est nul en communication, aura toujours une part du gâteau car il sera sur le podium et ainsi donnera une image de winner à une marque… Mais être devant ne fait pas tout et à palmarès ou résultat égal, il y en aura toujours plus pour celui qui véhicule une belle et grosse image par rapport à celui qui n’est « seulement » qu’une machine à podiums… Ensuite, il est bon de relativiser au niveau des résultats et savoir se mettre en valeur. Si vous avez un niveau régional, mettez en avant vos meilleures performances régionales. Si vous avez un niveau national, mettez en avant vos perf’ nationales. Plus vous êtes en haut et moins vous avez à parler de vos premières performances régionales…

_FAB5667

Plus le sponsor aide et plus on donne de la visibilité au logo de la marque !

2 /Avoir un bon look !

Attention ! On ne parle pas de la coupe de cheveux, mais bien de votre image sur le vélo…. Ayez toujours un équipement impeccable et coordonné, les sponsors adorent aider un pilote qui soigne son look, car s’ils mettent des $ sur vous, ils veulent que le package soit des plus représentatifs possible ! N’oubliez jamais de faire floquer un partenaire sur le maillot (même si vous êtes dans une DN ou un club, demandez à faire rajouter vos propres sponsors sur le maillot que l’on vous impose…)  et mettez toujours les autocollants de vos sponsors sur le casque, la plaque ou sur le cadre. Pas la peine d’en mettre des énormes, mais sachez que la règle est simple. Plus le sponsor aide et plus on donne de la visibilité au logo de la marque !

_FAB4846

3/ Savoir utiliser les réseaux sociaux !

À l’heure du net de Facebook, Instagram, Twitter ou Snapchat, c’est un vrai plus que de soigner son image via les réseaux sociaux. Regardez un peu comment Barry Nobles excelle dans ce domaine ! Il est un des rares à poster des vidéos sur Instagram qui font parfois plusieurs millions de vues !  Imaginez être le boss d’une marque, avoir un mec aussi populaire que Barry qui porte une de vos casquettes ou votre équipement, même s’il n’est pas forcément devant, Barry reste un sacré vecteur de communication ! Pour exemple, vous pensez que GO PRO n’apprécie guère les beaux placements de produits que réalise à la perfection Barry Nobles ? ;-)

Capture d’écran 2017-11-13 à 10.44.52

Ne refusez jamais de signer un autographe si on vous le demande

4/Etre souriant et abordable sur les courses !

Soyez friendly (amical) et sympa avec les gens. La « tête de con », même si elle enquille des podiums, restera toujours le (ou la) mal aimé(e), donc dégagera une image négative qui en général n’intéresse pas une marque. Les marques préfèrent à chaque fois le gendre idéal plutôt que le rebelle qui tire la gueule constamment… Ne refusez jamais de signer un autographe si on vous le demande. Le gamin qui se voit envoyé bouler, saura vous faire une sale publicité, soyez en certain ! L’exemple le plus charismatique de l’athlète idéal au niveau des sourires et du côté abordable, c’est Mariana Pajon ! Toujours un sourire, toujours sympa… Même si c’est une des meilleures au monde, ce n’est pas pour rien qu’elle est l’athlète en BMX ayant le plus de gros contrats à ce jour et que c’est au passage une des plus grandes stars dans son pays…

_FAB2011

5/ Faire des séances photos et des vidéos régulièrement !

Faire de l’image pour soigner son image, le plus régulièrement possible, surtout en inter-saison ! Rien de mieux qu’une belle photo ou une vidéo de vous en whip  ou du bon skill dans un enchaînement lors de la trêve hivernale, qui circule sur les réseaux sociaux pour soigner et augmenter votre popularité ! Avec les moyens répandus de nos jours, par exemple avec un smartphone, il est très facile de faire des sessions shooting ou une vidéo lors d’un entraînement puis de diffuser via Facebook ou Insta… Et souvenez-vous qu’il est plus facile de se faire remarquer en inter-saison sur les réseaux sociaux et quand l’actu est au ralenti, que lors d’un week-end de coupe du monde ! 

_FAB5724

6/Devant les photographes, envoyez des beaux jumps aux essais et soignez votre style sur le vélo !

N’hésitez pas à claquer du beau jump quand vous voyez un photographe au bord du track. C’est un conseil de pro ! En effet, si vous ne gagnez pas faites au moins un effort…  Un photographe pourra vous remarquer et vous prendre en photo par exemple aux essais lorsque vous claquez un saut stylé. Ce même photographe en général, quand il rentre chez lui, triera des milliers de photos et ne sélectionnera que les plus belles et les plus spectaculaires, il faut en avoir conscience ! Il pourra donc faire circuler la photo qui va bien,  sur les divers réseaux sociaux, et vous donnez une belle visibilité…  Et en plus, la course d’après, il vous aura dans sa liste de pilotes spectaculaires à shooter… Vous ne nous croyez pas? Demandez à un certain Axel Surrugue ce qu’il en pense et comment lui, sait envoyer du jump pour NOUS séduire… On préfère passer une belle photo d’un beau saut bien stylé, qu’un saut droit comme un « i » et sans style…

_FAB1510

Regardez les pros, ils n’oublient jamais de citer leurs partenaires

7/Citez vos sponsors dès que possible !

Et oui, ce n’est pas inné, mais il faut s’habituer à citer ses sponsors lors d’une interview que ce soir sur le podium ou dans le paddock. Regardez les pros, ils n’oublient jamais de citer leurs partenaires où d’exhiber une canette ou même d’avoir le masque autour du cou… Que vous soyez aidés par la « Charcuterie Dudule » ou par Monster Energy, habituez-vous à citer tout le temps vos partenaires ! Ce n’est rien à faire et les marques apprécient grandement ! Et puis, un petit partage sur les réseaux sociaux du site de la marque qui vous aide, sera bien plus lucratif pour vous et reconnaissant pour vos partenaires, qu’un partage d’une vidéo de chat !

_FAB6563

8/ Envoyez vos résultats après chaque course et en fin de saison !

Un sponsor n’est pas forcément au courant de votre actualité sportive, il n’a pas aussi toujours le temps de squatter les réseaux sociaux, donc il faut après chaque course, envoyer par émail, un résumé de sa course (5 lignes maxi) agrémenté si vous pouvez, d’une ou de plusieurs photos+ une feuille de résultat. Et n’oubliez pas, en fin de saison d’envoyer une belle photo de vous dédicacée en guise de remerciement, vous permettant sûrement de pérenniser votre partenariat pour l’année suivante… Au passage, Fabmx1 propose ce service de montage graphique comme ici pour Hugo Senecal (fabmx1@wanadoo.fr). Si vous voyez le papa d’Hugo, vous pouvez lui demander à quel point ce style de com’ est bénéfique pour soigner ses partenaires…

a

9/Pour démarcher un nouveau sponsor, faites un book qui a de l’allure !

Faisant suite au truc n°8, avoir un book,  press book, ou un beau montage graphique à donner, c’est un peu le CV du rider, la carte de visite ! En effet, il est important de pouvoir envoyer par email ou par un autre support, un petit dossier ou une photo avec votre palmarès parfaitement mis en page. Vous pensez qu’un gros team ou un pilote de moto n’a pas de press book pour aller démarcher un sponsor lors d’un salon ? Au niveau timing, juste après la saison, faites votre press-book et soyez près pour aller rencontrer  les marques sur les salons ou les courses de fin de saison. Ne pas trop s’enflammer avec un dossier de 20 pages (personne ne va le lire…),  un bon flyer avec une belle photo et le palmarès+contact, c’est déjà très bien ! Conseil ultime au passage, allez vers les partenaires et n’attendez pas qu’ils viennent à vous ! 

Capture d’écran 2017-11-13 à 11.03.21

10/Soyez avenant avec les médias quels qu’ils soient…

Oui, on est bien placé pour vous le confirmer… Il n’est jamais bien vu de refuser une interview ou de ne pas poser pour une photo d’un journaliste. Sachez que les journalistes et les photographes sont humains et fonctionnent aussi comme vous. Si vous leur refusez une interview, ou une petite pose lorsqu’ils dégainent leurs objectifs, ils  préféreront se tourner toujours vers  le pilote qui joue le jeu… Donc, si vous voulez de la visibilité et renvoyer la balle aux partenaires même sans trop de résultats, mettez-vous en valeur vis-à-vis des pros de la communication, mais aussi des plus « petits ». Un article dans le journal local peut parfois plus rapporter qu’on ne le pense…

_FAB4072

Ultimes recommandations dans la recherche de sponsors :

Les sponsors ou les partenaires ne regardent que la valeur actuelle de l’individu et ce qu’il peut faire dans la saison future. C’est plus la côte du moment et les perspectives d’évolution de l’athlète qu’ils regarderont en premier lieu, et non les performances passées… Dans votre quête de partenaires, n’oubliez pas d’être un minimum réaliste au niveau de vos demandes d’aides. Un Joris Daudet peut légitimement demander beaucoup d’argent à un gros sponsor mainstream, alors que Jean-Kévin, 20e au classement régional, aura beaucoup plus de mal… On conseille à ce dernier de se tourner vers les sponsors locaux et de ne pas perdre son temps à aller demander 20 000 € à Red Bull ! Ne demandez pas toujours forcément de l’argent, du matos c’est déjà beaucoup ! Surtout si vous tapez dans les marques ou les distributeurs nationaux qui sont énormément sollicités à ce niveau. Et quand on vous passe des pièces ou un équipement, c’est toujours ça à ne pas acheter (donc c’est de l’argent !). Et pour espérer mieux qu’une dotation en matériel, il faudra atteindre le niveau international et appliquer à la lettre tout ce que nous avons écrit plus haut ! Soignez votre image, soignez vos partenaires, portez dans le paddock le t-shirt publicitaire ou la casquette qu’ils vous ont donné et ne changez pas de sponsors pour une paire de gants en plus (oui toi, tu te reconnais…), car un futur partenaire aime la fidélité. Soit fidèle avec ton sponsor et il saura te le rendre tôt ou tard…

Alors bonne chance et usez de nos conseils car c’est le moment idéal pour les expérimenter !











Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Lire plus
Quentin CALEYRON passe à la piste ! Quentin Caleyron met un terme à sa carrière de BMX'ER et décide de passer à la piste. Avec un magnifique palmarès en BMX et en ayant...